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Bonne lecture !

jeudi 24 mai 2012

Articles parus dans l'Angérien Libre du 18 mai 2012

Un entrepreneur à la hauteur

A l'occasion du premier salon de la jeune entreprise des Vals de Saintonge, qui aura lieu le 26 mai à Saint-Jean-d'Angély, nous vous présentons le parcours de Fabrice Vermech qui a crée son entreprise , Fab'Elag, en 2011.
Fabrice Vermech, en plein travail dans un marronnier. Photo Philippe Brégowy
Après avoir pas mal bourlingué en tant que salarié, Fabrice Vermech a décidé de se lancer dans l'aventure de la création d'entreprise. « L'idée a germé progressivement et a abouti le 18 avril 2011, » indique le trentenaire passionné par la nature. Titulaire d'un BTS de technico-commercial dans le secteur des végétaux, Fabrice a ensuite accumulé différentes expériences. «  Dans la grande distribution, on axe tout sur la vente comme dans la banque et les assurances. La pression du chiffre est forte. » Notre homme a décidé de vivre de sa passion. «  J'ai commencé à retravailler avec un ancien coéquipier rugbyman qui avait une affaire dans le domaine du paysagisme. » Resté au pied des arbres pendant que son collègue élaguait, Fabrice se sent....frustré.

24 000 euros pour démarrer

« Je n'avais pas le droit de travailler en hauteur parce que je n'avais pas suivi la formation spécifique, » précise celui qui est aussi rugbyman le dimanche. Après avoir suivi une formation de grimpeur-élagueur au lycée du petit Chadignac de Saintes, Fabrice se décide à franchir le pas en créant son entreprise.  Un investissement  de 24 000 euros a été nécessaire pour l'achat d'un camion et de matériel.

Priorité à la sécurité

Une étude de faisabilité?  « Je fonctionne plus au feeling qu'autre chose. Quant aux démarches administratives, elles  sont un peu fastidieuses mais j'ai été beaucoup aidé et soutenu par Catherine Pasquier, du pays des Vals de Saintonge. » Rigoureux en ce qui concerne la sécurité, Fabrice a déjà taillé , perché à 28 mètres du sol, un platane. Harnaché, casqué, il se déplace aisément dans tous les types de végétaux. « Mais dès que le vent est supérieur à 70 kilomètres par heure, je ne grimpe pas. » Après une année d'activité, le bilan est plutôt positif.  Son professionnalisme commence à être reconnu. Les autoroutes du Sud de la France viennent de lui confier une importante mission: abattre 247 arbres sur des aires d'autoroute en un mois. Un sacré défi.
 
« Mes copains les arbres »

Amoureux de son métier et de « ses copains les arbres », Fabrice Vermech est intarissable quand il s'agit d'évoquer les différentes essences. «  J'ai une tendresse pour les chênes, qui sont les plus résistants mais je rêve d'avoir à travailler dans un séquoia, qui est le plus beau des arbres. » Avant de tailler ou d'élaguer ce roi des arbres, Fabrice Vermech accepte tous types de travaux ou presque: « Quand on débute, on ne choisit pas. » Mobile, il a même travaillé ponctuellement sur un chantier à Toulouse, le grimpeur-élagueur de Mazeray envisage l'avenir sereinement. « Mon souhait est avant tout de rester seul salarié le plus longtemps possible. Car embaucher un collaborateur... C'est difficile de trouver quelqu'un en qui on ait confiance... » Peut-être que notre homme pourra trouver son bonheur sur le salon de la jeune entreprise.   
Philippe Brégowy

-Fab'Elag: 06 79 68 98 19

Le premier salon de la jeune entreprise en bref

Il aura lieu le samedi 26 mai sur le champ de foire de Saint-Jean-d'Angély
Heures d'ouverture: 9h-18h
Entrée gratuite
Le programme des conférences:
10h : "Le rôle de l'expert-comptable auprès d'un jeune chef d'entreprise", par
Monsieur Borel Claude, Fimeco.
· 11h : "La banque et le jeune chef d'entreprise, critères d'acceptation de dossier,
entretenir une bonne relation… ", par Philippe Saincaize, Crédit Mutuel.
· 12h : "Les aides à la création, reprise, développement, pour qui ? pour quoi ?",
par Magali Trioreau, Chambre de Commerce et d'Industrie de Rochefort et de Saintonge.
· 14h : "Le parcours du créateur, repreneur", par Catherine Pasquier, Maison de
l'Entreprise et de l'Emploi.
· 15h : "Les problématiques de la jeune entreprise, les pratiques et les méthodes",
par Geoffray Dalle, Chambre des Métiers de la Charente-Maritime.
· 16h : "Les assurances du chef d'entreprise", par Jean-Sébastien Ledreux,
Cabinet Thémis.

Législatives
Catherine Quéré lance sa campagne

C’est à St-Hilaire-de-Villefranche que Catherine Quéré a voulu lancer sa campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin. La députée sortante avait convié non seulement les militants du Parti socialiste et des partis alliés, mais aussi plus largement tous les élus locaux du territoire. Et ils ont été nombreux à venir l’écouter, au delà bien souvent des considérations partisanes. Ainsi y avait-il environ 400 personnes dans la salle des fêtes ce mercredi 9 mai au soir.

Bilan de mandat pour la députée sortante : entre proximité locale et engagement politique

Avec au premier rang, le maire de Saintes, Jean Rouger, ou la vice-présidente du Conseil régional, Françoise Mesnard…
Jacky Duthil, maire accueillant, ne put que se féliciter que St-Hilaire soit en effet « le cœur de la Saintonge » et il rappela que cette circonscription était avant tout rurale, jusque et y compris avec ses « rurbains », ces citadins qui choisissent de vivre à la campagne, pour mieux souligner que Catherine Quéré était « une élue à l’image de ce territoire ».
Après les interventions des responsables du PS et du PRG de la Charente-Maritime (en l’absence de Jean-Yves Martin, conseiller général PRG de St-Jean), James Rouger, le suppléant de Catherine Quéré, est longuement revenu sur le travail accompli par la députée. En réponse au candidat UMP, Frédéric Neveu, qui veut jouer la carte de la jeunesse, le président de la CDC de Matha a rappelé que Catherine Quéré est… « une jeune élue » (depuis 2005).
Catherine Quéré a ensuite placé sa campagne dans la continuité, bien évidemment, de la victoire de François Hollande : « Il faut que 2012 continue à être une année exceptionnelle – j’ai envie de dire que ce soit « un grand cru » !
Elle a rappelé combien elle a sillonné la circonscription, ses 143 communes, ses 11 cantons et 2 Pays. Elle a aussi affirmé « en toute tranquillité » qu’elle avait pris des engagements pour son premier mandat et qu’elle les a tenus.
Elle a insisté sur le travail de proximité réalisé grâce à ses permanences, pour « l’accueil de tous nos concitoyens » pour « essayer au maximum de les aider dans leurs démarches, à résoudre leurs problèmes et parfois tout simplement pour les écouter ». Et dit-elle, « j’ai rencontré beaucoup de souffrance, de malheur, de colère et je me suis sentie parfois bien impuissante, mais j’ai rencontré aussi beaucoup de réussite, de force, de talents multiples et de courage. »
Proximité aussi, dit-elle, avec les élus locaux : « certains ont écrit que j’avais coupé beaucoup de rubans ! Eh bien oui et je le revendique. » Elle explique alors que couper un ruban, c’est aussi saluer tout le travail long et difficile qui a permis la réalisation.
A l’Assemblée nationale, relève-t-elle, elle a été très présente, puisqu’elle fait partie des 150 députés les plus assidus (sur 577) : commission des affaires économiques (agriculture, pêche, énergie, industrie, tourisme…), puis la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, dont elle est élue secrétaire.
Des résultats ? Pêle-mêle, la députée rappelle sa vigilance (avec le concours de Jacky Emon, le Monsieur Transport du Conseil régional, qui était présent ce soir) sur le technicentre SNCF de Saintes menacé par sa fusion avec celui de Périgueux, la Base Ecole 722 de Paban de l’Armée de l’Air, très menacée en 2008 et maintenue grâce à ses interventions, le Tribunal de Saintes, menacé lui aussi par la réforme de la carte judiciaire et sauvé après un rendez-vous avec la Garde des Sceaux de l’époque, Rachida Dati… Sans oublier, bien évidemment, le projet de centre pénitentier de Fontenet : « Je me suis battue avec tous les élus de ce territoire pour que le choix se porte sur la Saintonge et non vers La Rochelle. » Et elle précise : « il n’est pas d’actualité de revenir sur ce choix. » Ce qui a déclenché les applaudissements de la salle… emmenée par le maire de Fontenet, Pacal Sagy.
Rappelant que c’est sa position depuis longtemps, Catherine Quéré émet un vœu pour la future législature : « Que le non-cumul des mandat soit renforcé ! Et que notre assemblée représente la diversité de nos territoires, mais aussi celle de notre humanité en élisant plus de femmes députées. »
Se faisant plus politique, elle espère que la présidence de François Hollande, avec ses « défis immenses », permette de « sortir du cercle vicieux de la crise économique et financière ». Elle insiste particulièrement sur la nécessité de placer l’aménagement du territoire « au cœur du redressement de notre pays » et pour cela appelle à la création d’un ministère à part entière. Elle parle aussi, entre autres, du problème des déserts médicaux, saluant la création de pôles de santé de proximité. Elle n’oublie pas la viticulture et le combat contre la libéralisation des droits de plantation (dans lequel elle a réussi à faire voter une proposition de résolution européenne).
Et en conclusion, elle a appelé ses partisans à la vigilance : « Beaucoup d’entre vous, gentiment, me dise : “Ne t’inquiètes pas, tu seras élue sans problème“. Et moi, je vous dis : Attention, une élection, c’est toujours fragile. »
O.L.

Législatives
Deux nouveaux candidats

Serge Maupouet, candidat sous les couleurs du MRC
Serge Maupouet, 39 ans, enseignant dans le secondaire ( avec Alexandrine Wenta-Morvan, 41 ans, fonctionnaire territoriale, comme suppléante) est le candidat du MRC, le Mouvement Républicain et Citoyen. Pour « Vivre mieux dans le monde rural », il défend l'accès de tous à la santé, à un logement décent, le retour à une société du plein emploi, les activités de production, la maîtrise de leur destin par les agriculteurs, les commerces dans la ruralité, le rôle et l'indispensable présence des Services Publics, l'ascension sociale par l'école, sans oublier les transports et les relations avec les pôles urbains.
Des réunions publiques ont lieu à Aulnay, vendredi 18 mai, 18 h, salle à côté de la mairie ; à Saintes, lundi 21 mai, 20h, salle Saintonge n°5 ; à Tonnay-Boutonne, mardi 22 mai, 10h, salle de la Tour ; à St-Savinien, mercredi 30 mai, 20h, salle des mariages ; à St-Jean-d’Angély, vendredi 1er juin, 20h, salle Aliénor d'Aquitaine ; à Matha, lundi 4 juin, 18h, salle A du complexe associatif ; à Saintes, mercredi 6 juin, 20h, salle Gérard Philipe.
http://serge.maupouet.voila.net 

Joëlle Jullien de Corte veut être la voix des personnes handicapées


Joëlle Jullien de Corte, 43 ans, mariée, trois enfants, habitant Fontcouverte, se définit comme romancière. Elle se présente aux élections législatives au nom du Collectif des Démocrates Handicapés. Elle est atteinte de la maladie de Charcot Marie Tooth type 1a, maladie génétique orpheline rare sans traitement existant (tout comme son plus jeune fils), et depuis 2003, son époux souffre d’un diabète insulino-dépendant. C’est pourquoi elle se bat déjà sur le plan personnel à de nombreux niveaux contre la maladie et pour que les droits professionnels et scolaires soient respectés.
Elle veut donc mettre la priorité sur l’inclusion scolaire et professionnelle, et aussi lutter contre les fermetures de classes. Elle veut encourager l’autonomie des personnes en situation de handicap et des personnes âgées. Elle veut que les personnes qui doivent être aidées par l’action sociale soient considérées comme des êtres humains et non des numéros de dossier. Comme écrivain, elle veut aussi se battre pour baisser la TVA sur les livres et rendre plus transparent le métier d'éditeur.







mardi 15 mai 2012

Articles paru dans l'Angérien du 11 mai 2012


Présidentielles, les réactions locales

Jean-Yves Martin ( conseiller général du canton de Saint-Jean-d’Angély, Radical de Gauche) : «  Je suis très content, très heureux. Nous avons marqué un essai, maintenant, il faut le transformer. Il y a beaucoup de boulot à faire car beaucoup de choses ont été détruites : l’école, les hôpitaux, la justice. Il faut vite se mettre au travail mais il va falloir être indulgent. La Gauche ne devra pas être arrogante et ne doit pas oublier que 48% des Français ont voté pour Nicolas Sarkozy. »

 Catherine Quéré ( Députée PS de la troisième circonscription : Saintes-Saint-Jean-d’Angély) : «  Je suis très heureuse de la victoire de François Hollande. Il a mené une très belle campagne, avec beaucoup de dignité. Il est resté droit dans ses bottes et je suis très fière de lui.  Les gens ont voté pour François Hollande mais aussi pour son programme. J’étais quand même inquiète parce que tout est toujours possible lors d’une campagne. Mais vers 16 heures, nous avons eu les premiers résultats et j’ai été soulagée. »

Frédéric Neveu, ( conseiller municipal UMP de Saintes, candidat aux prochaines législatives sur la troisième circonscription: Saintes-Saint-Jean-d'Angély) : «  La démocratie a parlé et la victoire de François Hollande est incontestable. Les paroles et les promesses vont laisser la place aux actes. Je lui souhaite bonne chance car il faut que la France continue à avancer. Je me demande quand même où ils vont trouver l’argent pour tenir leurs promesses. S’il y a une victoire de François Hollande, ce n’est pas un raz-de-marée non plus. Le score n’est pas catastrophique car tout le monde était contre Nicolas Sarkozy. Il a pourtant fait preuve de beaucoup de charisme et a déployé beaucoup d’énergie pour la France. »

Françoise Mesnard ( conseillère municipale et vice-présidente du Conseil régional, PS) : « Je suis soulagée car j’étais inquiète. Nicolas Sarkozy n’a pas été un bon Président mais c’était un très bon candidat. A Saint-Jean-d’Angély, François Hollande obtient 57% des suffrages, c’est un gros score, très intéressant pour la suite : les législatives puis les municipales. Il y a beaucoup de travail à faire car le pays est exsangue et divisé. Les services publics doivent être restaurés. Les PME sont en difficulté, rien que sur Saint-Jean-d’Angély j’en ai recensé sept… »

Paul-Henri Denieuil ( maire de Saint-Jean-d'Angély, divers droite): " A la suite d’une campagne électorale très longue, les Français ont choisi un nouveau président. Pour la France, je souhaite que ce nouveau président sache mettre en œuvre une politique qui donne à la France et aux Français de nouvelles perspectives de réussite. Nous sommes au milieu d'une crise économique et financière exceptionnelle qui déborde largement l’Europe, les mots ne suffiront pas, il faudra surtout du courage et des actes pour la surmonter. Et l'attente des Français est très grande."
 
Place aux législatives !

Les élections présidentielles à peine achevées, on passe de suite à une autre campagne ; celles des élections législatives ( 10 et 17 juin).  «  Il faut que les Français soient cohérents et offrent une bonne majorité au nouveau Président, » revendique Catherine Quéré, députée PS de la circonscription qui remet son mandat en jeu. Catherine Quéré peut s’appuyer sur des bons résultats de François Hollande. « Il a obtenu 57% des voix à Saintes et à Saint-Jean-d’Angély. A Chaniers, où j’habite, c’est du jamais vu : Hollande et Sarkozy sont à égalité ! » Son challenger, Frédéric Neveu, conseiller municipal UMP de Saintes, ne l’entend pas ainsi. « Il faut éviter que la France concentre tous ses pouvoirs d’un seul côté : celui de la Gauche ! Je crois vraiment que je peux l’emporter car ma candidature est celle du vent de la jeunesse et du renouveau. » Jean-Yves Martin, Radical de gauche, se veut pragmatique. «  C’est la première fois que la Gauche peut détenir tous les pouvoirs. Nous n’avons pas intérêt à commettre des erreurs qui profiteraient ensuite au Front National. » Absent pendant trois semaines pour des vacances, Jean-Yves Martin sera, dès son retour «  à 200% derrière Catherine Quéré. » Paul-Henri Denieuil demeure quant à lui sibyllin en affirmant: « Je soutiendrai la candidate ou le candidat qui apportera aux habitants de notre ville l'appui qu'ils attendent.»
 
Le "Cabanon", l'anti-"Fouquet's"

Le « Cabanon » , restaurant de Bernard Prabonnaud, ancien maire-adjoint de l’équipe du socialiste Jean Combes, et de Renaud Gourdon, entraineur du club de rugby local, a accueilli dimanche soir les représentants de la gauche angérienne. Dans une ambiance bien loin des grands restaurants des Champs-Elysées, une cinquantaine de Saintongeais ont trinqué pour fêter la victoire de François Hollande. On a ainsi pu croiser Françoise Mesnard, Claude Tarin ( maire socialiste de la cité angérienne de 1989 à 1995) et de nombreux sympathisants.

Françoise Mesnard à la tête de la Région ?

La victoire de François Hollande risque de provoquer des changements au sein du PPL ( paysage politique local). Si elle était élue dans la première circonscription de La Rochelle, Ségolène Royal a confirmé qu'elle serait intéressée par le "Perchoir", la présidence de l'Assemblée Nationale. Si, encore une fois, Mme Royal arrivait à ses fins, elle devrait céder sa place à la présidence de la Région. Depuis quelque temps, le nom de Françoise Mesnard, actuelle vice-présidente de la Région, circule avec insistance pour remplacer Ségolène Royal. Questionnée sur ces rumeurs, Françoise Mesnard s'est contentée d'un " on verra ça le moment venu. "

La municipalité de Saint-Jean fragilisée ?

"Non, je ne le pense pas", affirme le maire Paul-Henri Denieuil, " une nouvelle présidence de la République ne changera en rien ma détermination." N'empêche qu'avec 57,18 % des suffrages exprimés, François Hollande fait mieux que Ségolène Royal en 2007 ( 53%). Nicolas Sarkozy a quant à lui perdu 290 voix sur la ville entre 2007 et 2012.  A chaque scrutin, sa vérité. Paul-Henri Denieuil en est persuadé: " La responsabilité du Maire de Saint-Jean d'Angély est d'être au service de tous les Angériens. L'aménagement des voiries pour une meilleure sécurité, l'accessibilité aux personnes handicapés, l'embellissement de la ville, le soutien des associations culturelles, sportives et sociales, la prise en charge des personnes les plus fragiles et le rayonnement de notre ville sont mes préoccupations quotidiennes et mes réussites. Ces actions sont aujourd’hui menées de façon efficace et rigoureuse sans augmentation de la pression fiscale. C’est ce qu’attendent les Angériens."

 
Frédéric, agriculteur,
ordonné diacre permanent

Le dimanche 6 mai n’aura pas la même importance pour tout le monde… Pour Frédéric Bessonnet, 40 ans, agriculteur à Ligueuil, accompagné de son épouse Marie, et de leurs quatre enfants, âgés de 14 à 5 ans, Samuel, Cécile, Blandine et Jean, ce dimanche-là restera celui de son ordination comme diacre permanent. Le premier diacre permanent ordonné à Saint-Jean-d’Angély, dans une église Saint-Jean-Baptiste pleine à craquer, au milieu d’une ferveur tonique !
Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes, donne mission à Frédéric Bessonnet, nouveau diacre permanent.

Frédéric Bessonnet est à la tête d’une exploitation agricole céréalière de 118 hectares, une exploitation familiale depuis le grand-père. Il travaille avec un collègue, avec qui il partage le matériel et à deux, ils ont un employé. Né dans une famille chrétienne pratiquante, la religion a toujours fait partie de sa vie. Jeune, il participe à des groupes du MRJC, mouvement rural de jeunesse chrétienne, et il en devient animateur. Aujourd’hui, avec son épouse, il participe à la Communauté Vie Chrétienne… Bref, résume-t-il, il « chemine ».
Photo de famille (de gauche à droite, Samuel, Marie, Jean, Blandine, Frédéric, Cécile), à la fin de la cérémonie, en compagnie de l’évêque, du curé de la paroisse, le Père Bigot et de son vicaire Bernadin Auguste.

La question du diaconat, il ne se l’est pas posée lui-même : « Il y a une dizaine d’années, des personnes –pas seulement des prêtres !- m’en ont parlé, me demandant si je ne me sentais pas appelé à ce ministère. Une personne, bon, on ne répond pas tout de suite… Mais à la quatrième, on se dit qu’il y a quelque chose… Et un jour, on reçoit une lettre du diocèse qui vous invite franchement à réfléchir pour entrer en formation. » En fait, la lettre arrive trois ans après les premières questions… Frédéric et son épouse prennent un an pour réfléchir, puis un an pour prendre le temps d’accueillir leur petit dernier, avant que Frédéric ne s’engage dans cinq années de formation.
En fait, explique-t-il, c’est un peu « stop ou encore » : on réfléchit étape par étape sur un chemin qui est tout sauf une route toute droite. « En fait, précise-t-il, tout le monde chemine : soi-même, l’Eglise, la famille… » Avec bien-sûr une place toute particulière pour son épouse, Marie.
La foule des grands jours est venue accompagner, avec ferveur, le premier diacre permanent ordonné à Saint-Jean-d’Angély.

D’ailleurs dimanche après-midi, dans l’église, tandis que les diacres venaient embrasser Frédéric, leurs épouses faisaient de même avec Marie. Une « liturgie créative », selon le mot de Mgr Bernard Housset, l’évêque, ravi de ce beau symbole de l’importance de l’épouse dans le ministère du diacre permanent ! D’ailleurs, une question a été posée à Frédéric en ce sens : « Acceptez-vous tout ce que le diaconat apportera de nouveauté dans votre couple et votre famille ? »
Mgr Bernard Housset, rappelant en quelques mots les missions du nouveau diacre, a d’ailleurs insisté sur cette toute première qui est une continuité de sa mission d’époux et de père, en famille. De même, qu’il doit aussi vivre son diaconat comme agriculteur. Enfin, en Eglise, sa mission plus particulière sera de participer au service diocésain de  la vie spirituelle. Mais, a prévenu l’évêque, « apprenez aussi à dire « non » quand on vous en demandera trop, et que votre épouse vous y aide ! »
Le diacre, directement lié à l’évêque, a un rôle particulier à jouer. Il n’est ni un « sous-prêtre », ni une sorte de renfort pour pallier le manque de prêtres. Ainsi la mission de Frédéric Bessonnet, au sein du service de la vie spirituelle du diocèse, sera-t-elle d’abord une continuité de ce qu’il fait déjà et se traduira-t-elle par de multiples actions : cela peut aller de réponses à des demandes particulières et ponctuelles à des accompagnements dans la durée auprès de personnes s’engageant dans un cheminement. Cela peut aussi se passer au cours de retraite, halte spirituelle, pèlerinage…
Pour Frédéric, le fait d’être diacre, son ordination même, c’est aussi le signe renvoyé à chaque chrétien qu’il est là, dans le monde, lui aussi, pour servir ses frères, dans une grande multitude de vocations. Et confie-t-il, chacun de nous est « confronté à une difficulté entre son désir d’être et ce que l’on est, avec une dimension spirituelle, avec un besoin de discernement, et cela fait justement partie de mon engagement ».
Olivier Lepoutre






 

 

Articles parus dans l'Angérien du 4 mai 2012

Connaissez vous les vingt trois présidents de la République française ?


Naissance de la République française 

Le 21 septembre 1792 les députés de la Convention décident à l’unanimité l’abolition de la royauté en France. La République est déclarée « une et indivisible » et les actes sont datés de l’an I de la République.

La Ière République (1792-1802)

Elle est ainsi nommée rétrospectivement. Elle n’a pas de président. L’Assemblée nationale donne le pouvoir à un conseil exécutif qui tourne tous les quinze jours. En 1793 Robespierre prend le pouvoir. A sa chute en 1794 lui succède le Directoire. Le coup d’état du 18 brumaire met en place le Consulat dirigé par Bonaparte. En 1802 Napoléon, autoproclamé consul à vie met ainsi fin à cette République.

La deuxième République et premier président de la République 

Après l’empire, la Restauration et Louis Philippe, la deuxième République est proclamée par Lamartine à l’Assemblée Nationale le 24 février 1848. Le 5 mars le suffrage universel masculin est adopté mais sera plus tard limité aux votes des parlementaires. La première élection, le 10 décembre 1848, propulse Louis-Napoléon à la présidence. Cette dernière s’achève le 2 décembre 1852 lorsque le président se proclame empereur et devient Napoléon III.

La troisième République

2 - Adolphe Tiers de 1871 à 1873. Marseillais, élève boursier brillant, il devient journaliste puis homme politique. Il prend la présidence alors que la France est en guerre contre la Prusse. Il met fin à la commune dans un bain de sang.  Mis en minorité par l’Assemblée, il démissionne le 24 mai 1873.
3- Patrice de Mac Mahon de 1873 à 1879. Descendant de la noblesse irlandaise, Maréchal, vainqueur de l’Algérie, il a participé à la guerre franco-allemande. Il projette la restauration de la monarchie, cependant il laisse voter les lois fondamentales qui établissent la République comme gouvernement ainsi que la loi du septennat.
4- Jules Grévy de 1879 à 1887. Né dans le Jura issu d’une famille républicaine. Avocat, il débute une carrière politique après la révolution de 1848. Il soutient les mesures anticléricales de Jules Ferry. Il est réélu à la fin de son mandat mais doit démissionner l’année suivante suite à une affaire qui met en cause son gendre. 
5-Sadi Carnot de 1887 à 1894. Né à Limoges, polytechnicien il est élu député de Côtes d’or. Dans un contexte d’agitation sociale il fait voter des lois dites « scélérates » limitant les libertés individuelles et celles de la presse. Il est assassiné par un anarchiste italien.
6-Jean Casimir-Perier de 1894 à 1895. Député de Nogent-sur-Seine, excellent orateur, il accède à la présidence en juin 1894 à la mort de Sadi Carnot. Mais il démissionne l’année suivante, se sentant exclu par le président du Conseil Charles Dupuy et regrettant le manque de moyens de la présidence.
7-Félix Faure de 1895 à 1899. Né à Paris, il est homme d’affaires et le plus jeune administrateur du Havre. Son mandat présidentiel est marqué par l’affaire Dreyfus. Connu pour aimer le faste (il fut appelé le Roi Soleil), il est mort dans les bras de sa maîtresse Marguerite Steinheil.
8-Emile Loubet de 1899 à 1906. Né dans la Drôme d’une famille de paysans. Sénateur, c’est un acteur de la gauche républicaine modérée. Sa présidence est l’une des plus stables de la IIIe République. On retient de son septennat : la grâce de Dreyfus ; la loi sur les associations et la séparation de l’église et de l’Etat et le 1er Tour de France en vélo !
9-Armand Fallières de 1906 à 1013. Né dans le Lot et Garonne d’une famille modeste. Avocat à Toulouse puis à Paris, homme politique il devient un président débonnaire, appelé par le peuple le « père Fallières ».
10-Raymond Poincaré de 1913 à 1920. Lorrain, avocat à 24 ans. Républicain laïque, homme d’ordre pressentant la guerre, il fait passer le service militaire à 3 ans ; renforce les alliances françaises. Deux lois sociales à son actif : celle dite Loi Caillaux (1914) sur l’introduction de l’impôt progressif en fonction du revenu et celle de 1919 instaurant la journée de huit heures de travail sans perte de salaire. Traité de Versailles juin 1919.
11-Paul Deschanel de février à septembre 1920. Il fait d’abord une carrière de sous-préfet.  Elu président, il semble dépressif, désorienté. En avril, il tombe d’un train en pleine nuit. Il démissionne en septembre pour cause de maladie et meurt deux ans plus tard.
12- Alexandre Millerand de 1920 à 1924. Né à Paris, fils de bougnat, il devient avocat. Il fait voter la loi sur l’Assurance Sociale mais le Sénat freine son application. Il essaye de  renforcer le pouvoir du Président mais face au Cartel des gauches, il est contraint de se retirer.
13-Gaston Doumergue de 1924 à 1931. Fils de vigneron du Gard, il devient avocat à Nîmes. Célibataire, protestant, méridional et de gauche, son septennat est marqué par la prospérité de la France entre les deux guerres. Il épouse, quelques jours avant son dernier Conseil, Jeanne Graves à l’Elysée.
14-Paul Doumer de 1931 à 1932. Issu d’une famille pauvre de l’Aisne, placé comme coursier à douze ans, il obtient cependant une licence de mathématiques. Député de l’Aisne, Ministre des finances, il fait figure d’expert en matière financière. Président populaire, il est abattu par un Russe blanc qui l’accuse d’être favorable aux bolcheviques.
15- Albert Lebrun de 1932 à 1939. Né en Meurthe-et-Moselle, il est fils de cultivateur. Il sort major de Polytechnique. Sa présidence est marquée par la crise financière internationale, le Front populaire, la dévaluation du franc… Il est cependant réélu en 1939 malgré une forte instabilité ministérielle.  Lorsque que les Allemands arrivent à Paris en juin 1940 et que l’Assemblée nationale nomme Philippe Pétain chef de gouvernement, il se retire.
Philippe Pétain 1940 à 1944. Né dans le Pas-de-Calais, fils de cultivateur, il mène une carrière militaire glorieuse, en particulier durant la première guerre mondiale. A 84 ans, il est nommé chef d’Etat français du Régime de Vichy. Il n’est donc pas compté comme président de la République. Condamné à mort en 1945, sa peine est commuée en détention perpétuelle. Il est isolé sur l’Ile d’Yeu.
Après la guerre, la troisième République et les politiciens sont discrédités. Entre 1946 et 1947, la France est gouvernée par une coalition gouvernementale dirigé par le général De Gaulle des trois principaux partis (c’est le tripartisme) à savoir la SFIO, le Parti Communiste et le Mouvement Républicain Populaire. Le gouvernement provisoire décide un référendum sur la question des institutions.  

La quatrième République voit le jour en octobre 1946 (mais reste assez semblable à la IIIe République)

16- Vincent Auriol de 1947 à 1954. Né en Haute-Garonne dans une famille paysanne, il devient docteur en sciences politiques. Ancien ministre des finances de Léon Blum, résistant, il préside à la fondation de la IVe République. Il est élu président en janvier 1947.  Situation économique et financière très difficile, début des révoltes dans les colonies, balbutiement de la communauté européenne…
17- René Coty de 1954 à 1958. Né au Havre, il fait des études de droit et philosophie. Elu sans être candidat par l’assemblée après un scrutin mouvementé. Sa femme meurt en 1955, lors de son mandat présidentiel. Insurrection en Algérie par le général Massu. René Coty appelle le « plus illustre des français » pour devenir président du Conseil. De Gaulle obtient les pleins pouvoirs et prépare la nouvelle constitution.

La cinquième République approuvée par référendum le 28 septembre 1958

18- Charles De Gaulle de 1959 à 1969. Né à Lille dans une famille catholique, patriote et monarchiste. Officier, St Cyrien il fait parti du dernier gouvernement de la IIIe République. Le 18 juin 1940, il appelle à la résistance française qu’il organise depuis Londres. Il est le père fondateur de la Ve République. Fin de la guerre d’Algérie en 1962.  En 1965, il est réélu et c’est la première élection au suffrage universel direct (après celle de Louis-Napoléon Bonaparte). Début des sondages préélectoraux. En 1966 la France sort de l’OTAN. En 1969 il propose un référendum sur la régionalisation et la réforme du sénat. Le « non » l’emporte, le général quitte le pouvoir. Il décède l’année suivante.
19- Georges Pompidou de 1969 à 1974. Né dans le Cantal, fils d’enseignant il fait de brillantes études. Directeur général de la banque Rothschild, il sera dans la même période directeur de cabinet de De Gaulle. Atteint de la maladie de Waldenström, il décède le 2 avril 1974.
20- Valéry Giscard d’ Estaing de 1974 à 1981.  Double bachelier à 15 ans (en philosophie et mathématiques) il entre à Polytechnique puis à l’ENA. Il est ministre des finances du gouvernement de Michel Debré. Avancées sociales : passage de la majorité de 21 à 18 ans ; légalisation de l’avortement ; divorce par consentement mutuel…  Second choc pétrolier en 1979 (augmentation de 20% du prix décidé par l’OPEP).  Forte inflation, début du chômage de masse et politique de rigueur mis en œuvre par le premier ministre Raymond Barre. 
21- François Mitterrand de 1981 à 1995. Né à Jarnac dans une famille conservatrice, il fait des études de droit.
Président, il rompt dans un premier temps avec la politique de rigueur. Abolition de la peine de mort. En 1986, première cohabitation quand l’Assemblée nationale passe à droite, Jacques Chirac devient son premier ministre. Il est réélu en 1988. Deuxième cohabitation en 1993, Edouard Balladur devient premier ministre. Entrée en vigueur du marché unique européen. Mitterrand meurt d’un cancer quelques mois après la fin de son mandat.
22- Jacques Chirac de 1995 à 2007. Fils d’instituteurs corréziens, il fait ses études à Sciences-Po Paris. De Gaulle est son modèle. Réforme de la sécurité sociale (plan Juppé), suppression du service militaire. Le septennat devient le quinquennat. En 1997, il dissout l’Assemblée nationale qui passe alors à gauche. Troisième cohabitation, Lionel Jospin devient premier ministre. En 1998 : loi sur les 35 heures. Il est réélu en 2002 face à Jean Marie Le Pen (FN) présent au second tour. Rejet du traité constitutionnel européen lors d’un référendum en 2005.
23- Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012. Né à Paris, il obtient une maîtrise de droit et plus tard un DEA en sciences politiques. A 28 ans il devient l’un des plus jeunes maires de France. Premier président à divorcer et second à se marier à l’Elysée (après Gaston Doumergue). La France revient dans l’OTAN. L’année 2007 est une année de « lune de miel » avec les français, les années suivantes sont plus difficiles : chômage puis la crise financière internationale…
Véronique Adragna

RACA: un exploit à confirmer
Fabrice Landreau, entraîneur du FC Grenoble Rugby, était présent lundi matin à Saint-Jean-d'Angély.

La belle mise en bouche du dernier match à domicile contre Gennevilliers a été suivie d'effets. Malgré la fatigue d'un long voyage, la formation Angérienne a réalisé un match quasi-parfait face à une équipe arrageoise rapidement dépassée. Le pack conquérant et rageur a mené Susigan et Bray dans la terre promise aux 7èmes et 29èmes minutes. L'arbitre a ensuite refusé un essai à Fero Lasagavibau et Arras parvenait à franchir, peu avant la pause, la défense, jusqu'ici intraitable, du RACA. A la mi-temps, les Angériens, qui jouaient contre le vent, menaient 12-5. Sérieux devant, exploitant les fautes d'Arras derrière, annihilant les initiatives du demi d'ouverture Bonicel, le RACA scorait de nouveau par Lasagavibau et Savignat et menait 24-8 à quatre minutes du terme de la rencontre. Un sursaut d'orgueil des Arrageois leur permet de réduire l'écart (15-24). 
Ce succès est un grand pas de fait pour accéder au tour suivant . Mais le souvenir d'Hendaye l'an passé doit amener à la prudence. Une grande fête est prévue dimanche prochain au stade municipal.  Les Angériens seront nombreux autour d'un méchoui, couscous et soutiendront avec ferveur leur équipe pour passer ce tour.

Grenoble-La Rochelle à Saint-Jean-d'Angély ?
Fabrice Landreau, ancien joueur du RACA et actuel entraîneur de Grenoble ( qui jouera la saison prochaine en top 14), était présent lundi matin au stade municipal de Saint-Jean-d'Angély. « Nous sommes en train de visiter le site pour accueillir mon équipe entre le 20 et le 27 juillet, » explique celui que tout le monde surnomme « Néné » Après avoir fait le tour des installations sportives, qu'il connaît bien, Fabrice Landreau a tenté de trouver un hébergement susceptible de convenir aux joueurs professionnels. En balance avec les Sables d'Olonne et Saint-Nazaire, Saint-Jean-d'Angély   aurait en outre la joie d'organiser un match amical entre le FC Grenoble Rugby et le Stade Rochelais le 27 juillet. On devrait connaître la décision du club isérois la semaine prochaine.


Bresdon
Course de solex : endurance sous la pluie

Cinquante-cinq équipes ont pris le départ de la manche du trophée du grand-ouest organisée dimanche 29 mai à Bresdon. Soit un nombre d’engagés légèrement supérieur à celui de l’année dernière. On aurait pourtant pu croire que la pluie qui n’a cessé de tomber par averses les aurait refroidis ! Les spectateurs en revanche, ont été moins courageux. « L’édition s’est bien déroulée, déclare Françis Vigneron, président du Solex club Bresdonnien, qui regrette quand même :"  on n’a sans doute pas eu le public qu’on méritait à cause de la météo ». Heureusement, les éclaircies de la fin de journée ont amené quelques curieux qui ont pu supporter les coureurs pour la fin  de la course.
Les grands gagnants de cette éditions sont les pilotes de l’équipe 94 : Anaël Brossard et Tony Guillon, originaires de Niort et Poitiers. Comme en 2010, Samuel Camier et Sébastien Montalescault prennent la deuxième place du podium. Quant à Pierre Butel et Brice Michaud, ils montent sur la troisième marche. Ces trois équipes concourraient en catégorie mobylette. En ce qui concerne les prototypes, Thierry  Wable et Cédric Grossin se classent premiers. Christophe Segeat, Guy Monichon et Patrick Van Den Broek prennent la première place de la catégorie super-prototype. Yanick Laurent ,et Jean-Christophe Guyet finissent en tête de la catégorie solex promotion.
Camille André



Articles parus dans l'Angérien du 27 avril 2012

Vervant
Musée « Au bon vieux temps »
L’hommage au travail bien fait

Guy Labbé, 77 ans, est le lauréat du Prix Servir du Rotary Club de Saint-Jean-d’Angély, décerné ce jeudi 26 avril. Depuis toujours, cet ancien exploitant forestier collectionne les outils anciens. Et depuis une vingtaine d’années qu’il est en retraite, il les restaure aussi. Dans l’état le plus proche possible de l’origine, en particulier en se documentant chaque fois que nécessaire pour retrouver dans les moindres détails les caractéristiques de l’objet. Et en se méfiant des erreurs, qui, dit-il, émaillent parfois les livres que l’on peut consulter…
Guy Labbé devant quelques uns de ses outils. Passionné, l’homme a une connaissance approfondie des outils d’autrefois : il peut vous en parler pendant des heures. Si vous voulez visiter son musée, ne comptez pas y passer en coup de vent !

C’est que Guy Labbé est devenu un spécialiste, comme il n’en existe que très peu ! En effet, il est l’un des seuls, le seul peut-être même à chercher à restaurer ces objets, ce qui l’oblige à en comprendre la composition, le montage, et bien évidemment l’utilité. Or des objets, il en a des milliers désormais…
Avec humour, il montre la première limite de son musée, dans les bâtiments qui autrefois servaient à abriter les engins de son entreprise : « Là, je ne devais pas aller plus loin », dit-il. Avant de vous inviter à passer la limite pour regarder les objets suivants. Et de pièce en pièce, vous vous rendez compte de l’incroyable richesse de son musée, qui fait presque le tour de son immense cour.
Quarante six corps de métiers, annonce-t-il. Peut-être plus… Et aussi divers objets anciens, comme cette élégante poussette pour jumeaux ou cette toute première machine à laver le linge…
Sa passion va d’abord, profession oblige, aux métiers du bois : « Bois et vannerie, dit-il, c’est au moins dix-huit métiers différents ! Et ces métiers, je les ai tous connus, gamin, parce que mon père avait une scierie… » Tonnellier, sabotier, charpentier de marine et même carrossier de carrosse…
Chaque type de hache avait une fonction bien définie, dans bien des métiers différents… Et bien souvent, l’outil était personnalisé par un motif décoratif, car chacun possédait ses propres outils et les préservait jalousement : l’outil faisait partie intégrante du savoir-faire du professionnel.

Et pour lui, les plus beaux outils sont bien ceux pour travailler le bois. Tous ces outils, ceux-là et les autres, ont des noms extraordinaires. Connaissez-vous la « forerie à arçon à conscience de poitrine », à ne pas confondre évidemment avec le « vilbrequin à conscience intégrée » inventé bien plus tard… Saviez-vous que chez le sabotier, il y avait rouannettes, talonnettes, creusoirs et paroirs ?
C’est tout un pan d’une véritable culture du travail, de la production, des matériaux utilisés, du génie inventif de l’homme pour améliorer ses outils, qui apparaît ainsi sous nos yeux.
C’est trop vaste pour qu’on puisse résumer tout cela… On aurait envie de parler vocabulaire, avec ces huchelots de jouguier, ces bondonnières, ces hachereaux. On voudrait vous amuser des ces innombrables outils différents selon que vous étiez droitier ou gaucher, notamment au rayon des haches. Oui, mais comment ne pas parler des multiples spécialisations de ces haches, justement, par métier, par fonction, jusqu’aux haches à marquer des forestiers qu’il a bien connu dans sa propre vie professionnelle. Il faudrait aussi parler de son travail de restauration : quand il refait des pièces métalliques, des manches de bois, quand il refait sur des haches la partie ajoutée et ses rivets…
La forge de Guy Labbé lui a permis de refaire d’innombrables pièces pour restaurer ses outils… Son propre travail de restauration –qu’il n’a évidemment pas compté ! – est en lui-même un magnifique hommage au travail de tous ceux qui se sont servi de ces outils durant des siècles.

Guy Labbé reconnaît que pendant longtemps, cela a été « comme une drogue », cette recherche permanente d’objets anciens : il était sans cesse « aux aguets »… Vide greniers, brocantes, tout était bon. Jusqu’au hasard, qui en pleine nuit, alors qu’il travaille encore dans les bois, le fait tomber sur un moyeu de roue de chariot : « Il était trois heures du matin, dit-il, eh bien je n’ai pas pu m’empêcher d’arrêter mon engin et de descendre voir ce que c’était… » Une passion qu’il partage avec quelques autres, comme ce professeur d’histoire qui s’est constitué une bibliothèque d’ouvrages spécalisés bien utiles pour les recherches…
Dans sa collection, Guy Labbé a évidemment des pièces très anciennes, certaines rares. Mais on sent bien en parlant avec lui que sa passion n’est pas tant là que dans ces mains innombrables qui ont utilisé ces outils : ces hommes et ces femmes (il a notamment de très beaux fers à repasser) qui travaillaient dur et qui ont façonné notre patrimoine local ou régional. Il y a là un témoignage exceptionnel qui mériterait encore et encore des recherches : un véritable sujet de thèse d’histoire !
Olivier Lepoutre

Pratique

Le musée « Au bon vieux temps »,  12 rue de la Boutonne, à Vervant (Tél 05 46 59 94 38) est privé et constitué de collections personnelles. Il n’est ouvert que sur rendez-vous. M. Labbé ne reçoit que des groupes d’au moins six personnes, de mai à septembre. Il ne s’agit pas d’une visite « facile », aussi vaut-il mieux être véritablement intéressé pour faire la démarche de prendre rendez-vous. Les « anciens » sont souvent les plus passionnés, car ils retrouvent des outils qu’ils ont connu dans leur enfance ou leur jeunesse. Une participation au frais est demandée.

Législatives - Le projet de prison
au cœur de la campagne


Les premiers propos concernant une éventuelle remise en cause du choix du site de l’ancien camp militaire de Fontenet en cas de victoire de la gauche aux élections étaient passés relativement inaperçus. Frédéric Neveu, candidat de l’UMP sur la 3e circonscription, avait tout de même lancé l’alerte suite à des propos de Ségolène Royal à La Rochelle…
Cette fois, c’est Dominique Bussereau, président du Conseil général, qui réagit à la lettre de campagne que vient de distribuer Catherine Quéré, députée sortante PS et candidate à sa propre succession. « Dans ce document politique, note-t-il, il est fait mention d’interventions de la députée sortante sur le territoire notamment en faveur de “ l’implantation du centre pénitentiaire en Saintonge, à Fontenet et non à La Rochelle“. Je souhaite rappeler à Madame Quéré que cette réalisation contribuant à l’aménagement du territoire est le fruit d’un travail mené par le Conseil général, les élus de la majorité départementale, le Maire de Saint-Jean-d’Angély et l’Etat. Mme Quéré est arrivée largement après la bataille. »
Rappelant ses rencontres « à plusieurs reprises » avec le ministre de la Justice, Dominique Bussereau s’inquiète : « en cas de victoire du candidat socialiste à la Présidentielle, des menaces planent sur le projet. Jean Rouger, maire PS de Saintes a affirmé quele choix de l’implantation serait remis en cause si la gauche venait à remporter les élections présidentielle et législatives“. La déclaration, du 2 mars dernier, de Mme Ségolène ROYAL, candidate aux législatives sur la circonscription de La Rochelle-Ré laisse planer un certain doute, “ préférant une implantation sur l’agglomération rochelaise “. »
De son côté, Frédéric Neveu tient à rendre hommage au « travail de l'ancien et de l'actuel Maires de Fontenet qui, tous deux, se mobilisent au quotidien pour faire avancer le projet. Tout le monde sait bien à qui on doit cette future implantation, en tout cas certainement pas à Madame Quéré dont les amis socialistes poussent à l'installer à Saintes ou à Dompierre-sur-Mer. Bien qu'élu saintais, je suis pour ma part très clair : je considère que l’implantation à Fontenet est le bon choix. Il en va de l’aménagement du territoire et surtout de l’emploi dans l’arrondissement de Saint-Jean-d’Angély. »

Des lycéens
sur « la route dans tous les sens »

Pour la première fois, des élèves de la filière bac Pro Accueil Relations Clients et Usagers du lycée Louis-Audouin-Dubreuil vont participer à un événement touristique important sur une dizaine de sites touristiques de premier plan du département.
Avec leurs enseignantes, Mmes Ardouin et Martin, qui les encadreront, une vingaine d’élèves de seconde et de terminale va être chargée durant trois jours de l’accueil, de l’orientation du public et de la promotion des sites. C’est l’association de la « Route Historique des Trésors de Saintonge », présidée par Gérard Boutinet (Abbaye de Fontdouce), qui organise une « route dans tous les sens » les 26, 27 et 28 mai, c’est à dire le week-end de Pentecôte.
Les élèves seront donc présents sur une dizaine de sites parmi les vingt-deux que compte l’association. Ils seront notamment à Fontdouce, à l’Abbaye aux Dames de Saintes, à la Corderie royale de Rochefort, au château de la Roche Courbon ou aux Tours de La Rochelle.
Les élèves prêt(e)s pour le grand plongeon dans la réalité de l’accueil touristique, avec leurs enseignantes et quelques uns des partenaires de l’opération « la route dans tous les sens ».

Pour les enseignantes, l’idée est de placer leurs élèves « au plus près d’une réalité professionnelle et de développer ainsi leur expérience, et à plus long terme de favoriser leur insertion sur le marché de l’emploi ». Pour elles, ces actions sont plus que positives parce qu’elles « apportent de la confiance en soi, de l’assurance et de la motivation. L’élève devient acteur, jeune citoyen d’un territoire ».
Claude Baudemont, le proviseur, y voit aussi un intérêt pour mieux faire connaître le lycée bien sûr, mais aussi pour « permettre aux gens d’ici, à commencer par les familles des élèves, de mieux s’approprier le patrimoine local ». Le lundi 7 mai, les élèves auront une journée de prise de contact avec les monuments où ils seront affectés.
Pourquoi une route « dans tous les sens » ? L’idée des organisateurs est bien sûr, non pas de désorienter les visiteurs, mais de leur faire mettre en œuvre tous leurs sens : l’ouïe, la vue, le goût, le toucher et l’odorat. A déguster !



vendredi 27 avril 2012

A la Une de l'Angérien Libre du 27 avril 2012

Vervant
L’incroyable musée des vieux outils


Guy Labbé, durant et après une vie professionnelle bien remplie (il était exploitant forestier), a eu une passion dévorante : il a collectionné d’abord, puis restauré ensuite des milliers d’outils anciens. Son musée privé « Au bon vieux temps », dont il est le seul guide, est sans doute unique en France. Et lui, avec une connaissance encyclopédique de ses outils qui servaient dans une cinquantaine de métiers différents, rend ainsi un hommage magnifique au travail manuel d’autrefois…

1er tour : résultats… et photos



Le premier tour de l’élection présidentielle dans l’arrondissement de Saint-Jean-d’Angély comme dans le département et partout en France a fortement mobilisé… L’arrondissement a placé François Hollande assez largement en tête, avec 28,97% des voix, contre 25,68 à Nicolas Sarkozy.

Dans nos cantons

Saint-Hilaire-de-Villefranche
Les sapeurs pompiers s’exercent au collège

Bernay-St-Martin
Les cent ans de Solange

Varaize
L’agence postale a fait peau neuve

Puy du Lac
Concert de printemps : l’église était pleine