Un entrepreneur à la hauteur
A l'occasion du premier salon de la jeune entreprise des Vals de Saintonge, qui aura lieu le 26 mai à Saint-Jean-d'Angély, nous vous présentons le parcours de Fabrice Vermech qui a crée son entreprise , Fab'Elag, en 2011.
A l'occasion du premier salon de la jeune entreprise des Vals de Saintonge, qui aura lieu le 26 mai à Saint-Jean-d'Angély, nous vous présentons le parcours de Fabrice Vermech qui a crée son entreprise , Fab'Elag, en 2011.
| Fabrice Vermech, en plein travail dans un marronnier. Photo Philippe Brégowy |
Après avoir pas mal bourlingué en tant que salarié, Fabrice Vermech a décidé de se lancer dans l'aventure de la création d'entreprise. « L'idée a germé progressivement et a abouti le 18 avril 2011, » indique le trentenaire passionné par la nature. Titulaire d'un BTS de technico-commercial dans le secteur des végétaux, Fabrice a ensuite accumulé différentes expériences. « Dans la grande distribution, on axe tout sur la vente comme dans la banque et les assurances. La pression du chiffre est forte. » Notre homme a décidé de vivre de sa passion. « J'ai commencé à retravailler avec un ancien coéquipier rugbyman qui avait une affaire dans le domaine du paysagisme. » Resté au pied des arbres pendant que son collègue élaguait, Fabrice se sent....frustré.
24 000 euros pour démarrer
« Je n'avais pas le droit de travailler en hauteur parce que je n'avais pas suivi la formation spécifique, » précise celui qui est aussi rugbyman le dimanche. Après avoir suivi une formation de grimpeur-élagueur au lycée du petit Chadignac de Saintes, Fabrice se décide à franchir le pas en créant son entreprise. Un investissement de 24 000 euros a été nécessaire pour l'achat d'un camion et de matériel.
Priorité à la sécurité
Une étude de faisabilité? « Je fonctionne plus au feeling qu'autre chose. Quant aux démarches administratives, elles sont un peu fastidieuses mais j'ai été beaucoup aidé et soutenu par Catherine Pasquier, du pays des Vals de Saintonge. » Rigoureux en ce qui concerne la sécurité, Fabrice a déjà taillé , perché à 28 mètres du sol, un platane. Harnaché, casqué, il se déplace aisément dans tous les types de végétaux. « Mais dès que le vent est supérieur à 70 kilomètres par heure, je ne grimpe pas. » Après une année d'activité, le bilan est plutôt positif. Son professionnalisme commence à être reconnu. Les autoroutes du Sud de la France viennent de lui confier une importante mission: abattre 247 arbres sur des aires d'autoroute en un mois. Un sacré défi.
« Mes copains les arbres »
Amoureux de son métier et de « ses copains les arbres », Fabrice Vermech est intarissable quand il s'agit d'évoquer les différentes essences. « J'ai une tendresse pour les chênes, qui sont les plus résistants mais je rêve d'avoir à travailler dans un séquoia, qui est le plus beau des arbres. » Avant de tailler ou d'élaguer ce roi des arbres, Fabrice Vermech accepte tous types de travaux ou presque: « Quand on débute, on ne choisit pas. » Mobile, il a même travaillé ponctuellement sur un chantier à Toulouse, le grimpeur-élagueur de Mazeray envisage l'avenir sereinement. « Mon souhait est avant tout de rester seul salarié le plus longtemps possible. Car embaucher un collaborateur... C'est difficile de trouver quelqu'un en qui on ait confiance... » Peut-être que notre homme pourra trouver son bonheur sur le salon de la jeune entreprise.
Philippe Brégowy
-Fab'Elag: 06 79 68 98 19
Le premier salon de la jeune entreprise en bref
Le premier salon de la jeune entreprise en bref
Il aura lieu le samedi 26 mai sur le champ de foire de Saint-Jean-d'Angély
Heures d'ouverture: 9h-18h
Entrée gratuite
Le programme des conférences:
10h : "Le rôle de l'expert-comptable auprès d'un jeune chef d'entreprise", par
Monsieur Borel Claude, Fimeco.
· 11h : "La banque et le jeune chef d'entreprise, critères d'acceptation de dossier,
entretenir une bonne relation… ", par Philippe Saincaize, Crédit Mutuel.
· 12h : "Les aides à la création, reprise, développement, pour qui ? pour quoi ?",
par Magali Trioreau, Chambre de Commerce et d'Industrie de Rochefort et de Saintonge.
· 14h : "Le parcours du créateur, repreneur", par Catherine Pasquier, Maison de
l'Entreprise et de l'Emploi.
· 15h : "Les problématiques de la jeune entreprise, les pratiques et les méthodes",
par Geoffray Dalle, Chambre des Métiers de la Charente-Maritime.
· 16h : "Les assurances du chef d'entreprise", par Jean-Sébastien Ledreux,
Cabinet Thémis.
Heures d'ouverture: 9h-18h
Entrée gratuite
Le programme des conférences:
10h : "Le rôle de l'expert-comptable auprès d'un jeune chef d'entreprise", par
Monsieur Borel Claude, Fimeco.
· 11h : "La banque et le jeune chef d'entreprise, critères d'acceptation de dossier,
entretenir une bonne relation… ", par Philippe Saincaize, Crédit Mutuel.
· 12h : "Les aides à la création, reprise, développement, pour qui ? pour quoi ?",
par Magali Trioreau, Chambre de Commerce et d'Industrie de Rochefort et de Saintonge.
· 14h : "Le parcours du créateur, repreneur", par Catherine Pasquier, Maison de
l'Entreprise et de l'Emploi.
· 15h : "Les problématiques de la jeune entreprise, les pratiques et les méthodes",
par Geoffray Dalle, Chambre des Métiers de la Charente-Maritime.
· 16h : "Les assurances du chef d'entreprise", par Jean-Sébastien Ledreux,
Cabinet Thémis.
Législatives
Catherine Quéré lance sa campagne
C’est à St-Hilaire-de-Villefranche que Catherine Quéré a
voulu lancer sa campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin. La
députée sortante avait convié non seulement les militants du Parti socialiste
et des partis alliés, mais aussi plus largement tous les élus locaux du
territoire. Et ils ont été nombreux à venir l’écouter, au delà bien souvent des
considérations partisanes. Ainsi y avait-il environ 400 personnes dans la salle
des fêtes ce mercredi 9 mai au soir.
| Bilan de mandat pour la députée sortante : entre proximité locale et engagement politique |
Avec au premier rang, le maire de Saintes, Jean Rouger, ou
la vice-présidente du Conseil régional, Françoise Mesnard…
Jacky Duthil, maire accueillant, ne put que se féliciter que
St-Hilaire soit en effet « le cœur de la Saintonge » et il rappela
que cette circonscription était avant tout rurale, jusque et y compris avec ses
« rurbains », ces citadins qui choisissent de vivre à la campagne,
pour mieux souligner que Catherine Quéré était « une élue à l’image de ce
territoire ».
Après les interventions des responsables du PS et du PRG de
la Charente-Maritime (en l’absence de Jean-Yves Martin, conseiller général PRG
de St-Jean), James Rouger, le suppléant de Catherine Quéré, est longuement
revenu sur le travail accompli par la députée. En réponse au candidat UMP,
Frédéric Neveu, qui veut jouer la carte de la jeunesse, le président de la CDC
de Matha a rappelé que Catherine Quéré est… « une jeune élue »
(depuis 2005).
Catherine Quéré a ensuite placé sa campagne dans la
continuité, bien évidemment, de la victoire de François Hollande :
« Il faut que 2012 continue à être une année exceptionnelle – j’ai envie
de dire que ce soit « un grand cru » !
Elle a rappelé combien elle a sillonné la circonscription,
ses 143 communes, ses 11 cantons et 2 Pays. Elle a aussi affirmé « en
toute tranquillité » qu’elle avait pris des engagements pour son premier
mandat et qu’elle les a tenus.
Elle a insisté sur le travail de proximité réalisé grâce à
ses permanences, pour « l’accueil de tous nos concitoyens » pour
« essayer au maximum de les aider dans leurs démarches, à résoudre leurs
problèmes et parfois tout simplement pour les écouter ». Et dit-elle,
« j’ai rencontré beaucoup de souffrance, de malheur, de colère et je me
suis sentie parfois bien impuissante, mais j’ai rencontré aussi beaucoup de
réussite, de force, de talents multiples et de courage. »
Proximité aussi, dit-elle, avec les élus locaux :
« certains ont écrit que j’avais coupé beaucoup de rubans ! Eh bien
oui et je le revendique. » Elle explique alors que couper un ruban, c’est
aussi saluer tout le travail long et difficile qui a permis la réalisation.
A l’Assemblée nationale, relève-t-elle, elle a été très
présente, puisqu’elle fait partie des 150 députés les plus assidus (sur
577) : commission des affaires économiques (agriculture, pêche, énergie,
industrie, tourisme…), puis la commission du développement durable et de
l’aménagement du territoire, dont elle est élue secrétaire.
Des résultats ? Pêle-mêle, la députée rappelle sa
vigilance (avec le concours de Jacky Emon, le Monsieur Transport du Conseil
régional, qui était présent ce soir) sur le technicentre SNCF de Saintes menacé
par sa fusion avec celui de Périgueux, la Base Ecole 722 de Paban de l’Armée de
l’Air, très menacée en 2008 et maintenue grâce à ses interventions, le Tribunal
de Saintes, menacé lui aussi par la réforme de la carte judiciaire et sauvé
après un rendez-vous avec la Garde des Sceaux de l’époque, Rachida Dati… Sans
oublier, bien évidemment, le projet de centre pénitentier de Fontenet :
« Je me suis battue avec tous les élus de ce territoire pour que le choix
se porte sur la Saintonge et non vers La Rochelle. » Et elle
précise : « il n’est pas d’actualité de revenir sur ce choix. »
Ce qui a déclenché les applaudissements de la salle… emmenée par le maire de
Fontenet, Pacal Sagy.
Rappelant que c’est sa position depuis longtemps, Catherine
Quéré émet un vœu pour la future législature : « Que le non-cumul des
mandat soit renforcé ! Et que notre assemblée représente la diversité de
nos territoires, mais aussi celle de notre humanité en élisant plus de femmes
députées. »
Se faisant plus politique, elle espère que la présidence de
François Hollande, avec ses « défis immenses », permette de
« sortir du cercle vicieux de la crise économique et financière ».
Elle insiste particulièrement sur la nécessité de placer l’aménagement du
territoire « au cœur du redressement de notre pays » et pour cela
appelle à la création d’un ministère à part entière. Elle parle aussi, entre
autres, du problème des déserts médicaux, saluant la création de pôles de santé
de proximité. Elle n’oublie pas la viticulture et le combat contre la
libéralisation des droits de plantation (dans lequel elle a réussi à faire
voter une proposition de résolution européenne).
Et en conclusion, elle a appelé ses partisans à la
vigilance : « Beaucoup d’entre vous, gentiment, me dise : “Ne
t’inquiètes pas, tu seras élue sans problème“. Et moi, je vous dis :
Attention, une élection, c’est toujours fragile. »
O.L.
Législatives
Deux nouveaux candidats
![]() |
| Serge Maupouet, candidat sous les couleurs du MRC |
Serge Maupouet, 39 ans, enseignant dans le secondaire ( avec
Alexandrine Wenta-Morvan, 41 ans, fonctionnaire territoriale, comme suppléante)
est le candidat du MRC, le Mouvement Républicain et Citoyen. Pour « Vivre
mieux dans le monde rural », il défend l'accès de tous à la santé, à un
logement décent, le retour à une société du plein emploi, les activités de
production, la maîtrise de leur destin par les agriculteurs, les commerces dans
la ruralité, le rôle et l'indispensable présence des Services Publics,
l'ascension sociale par l'école, sans oublier les transports et les relations
avec les pôles urbains.
Des réunions publiques ont lieu à Aulnay, vendredi 18 mai, 18 h, salle à côté de la mairie ; à Saintes, lundi 21 mai, 20h, salle Saintonge n°5 ; à Tonnay-Boutonne, mardi 22 mai, 10h, salle de la Tour ; à St-Savinien, mercredi 30 mai, 20h, salle des mariages ; à St-Jean-d’Angély, vendredi 1er juin, 20h, salle Aliénor d'Aquitaine ; à Matha, lundi 4 juin, 18h, salle A du complexe associatif ; à Saintes, mercredi 6 juin, 20h, salle Gérard Philipe.
Des réunions publiques ont lieu à Aulnay, vendredi 18 mai, 18 h, salle à côté de la mairie ; à Saintes, lundi 21 mai, 20h, salle Saintonge n°5 ; à Tonnay-Boutonne, mardi 22 mai, 10h, salle de la Tour ; à St-Savinien, mercredi 30 mai, 20h, salle des mariages ; à St-Jean-d’Angély, vendredi 1er juin, 20h, salle Aliénor d'Aquitaine ; à Matha, lundi 4 juin, 18h, salle A du complexe associatif ; à Saintes, mercredi 6 juin, 20h, salle Gérard Philipe.
http://serge.maupouet.voila.net
![]() |
| Joëlle Jullien de Corte veut être la voix des personnes handicapées |
Joëlle Jullien de Corte, 43 ans, mariée, trois enfants,
habitant Fontcouverte, se définit comme romancière. Elle se présente aux
élections législatives au nom du Collectif des Démocrates Handicapés. Elle est
atteinte de la maladie de Charcot Marie Tooth type 1a, maladie génétique
orpheline rare sans traitement existant (tout comme son plus jeune fils), et
depuis 2003, son époux souffre d’un diabète insulino-dépendant. C’est pourquoi
elle se bat déjà sur le plan personnel à de nombreux niveaux contre la maladie
et pour que les droits professionnels et scolaires soient respectés.
Elle veut donc mettre la priorité sur l’inclusion scolaire
et professionnelle, et aussi lutter contre les fermetures de classes. Elle veut
encourager l’autonomie des personnes en situation de handicap et des personnes
âgées. Elle veut que les personnes qui doivent être aidées par l’action sociale
soient considérées comme des êtres humains et non des numéros de dossier. Comme
écrivain, elle veut aussi se battre pour baisser la TVA sur les livres et
rendre plus transparent le métier d'éditeur.





